« Je protège la caravane » : différence entre les versions
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Version du 21 mars 2021 à 11:32
- "Je m'appelle Ahro et je protège la caravane !"
Mon cri s'élève, haut et clair, dans la plaine. Derrière moi, quelques marchands terrifiés, regrettant de ne pas avoir engagé plus de gardes. Devant moi, un groupe de bannis, armes à la main. Ils nous ont pris en embuscade, ces lâches sans le moindre honneur. Je suis persuadé qu'ils n'auraient jamais attaqués si ils n'avaient pas été à cinq contre un. Pathétique.
- "Si vous approchez, vous mourrez. Poursuivez votre chemin, racailles, et je vous laisserais la vie sauve."
Les brigands se lancent des regards en coin. Ils ne doivent pas avoir l'habitude que leur proie leur résiste. Parfait. Je fixe mon bouclier sur mon dos et empoigne mon duom à deux mains. Je ne saurais pas bloquer toutes les attaques, alors autant faire autant de dégâts que possible avant de succomber. La tension monte. Les marchands s'agitent derrière moi de plus en plus. Je les entends murmurer, affolés. Incapables.
Sans se concerter, les brigands chargent. Ils sont désorganisés, un belliqueux a lancé le mouvement et les autres ont suivis. L'idiot a quelques mètres d'avance sur ses camarades. Il fera un bon exemple.
D'un mouvement fluide, maitrisé, je fauche l'imbécile et le projette au sol. Son visage s'écrase dans l'herbe, il avale de la terre qui étouffe son cri de guerre. Je continue le mouvement avec mon arme et l'abat directement dans le dos de mon adversaire. L'action n'a duré qu'une poignée de secondes.
Les brigands ralentissent et m'encerclent. Les cris qu'ils poussaient pour nous effrayer ont changés de nature. Plus ardents, plus terrifiés. Ils essayent de se donner du courage en m'insultant et me menaçant. Affligeant.
Je durci ma prise et mon mental. Les brigands attaquent, j'esquive ou bloque leurs assauts. Sitôt que je repère une brèche, je recommence la manœuvre. Renverser, transpercer. Renverser, transpercer. La morsure d'une lame blesse mon bras supérieur droit. Je change ma prise pour utiliser mon bras inférieur. Renverser, transpercer.
Le dernier survivant lâche son arme et se retourne pour fuir. Déshonorant. Je me saisit d'une de mes aiguilles et la lance dans son dos. Le fuyard s'effondre, immobilisé pour quelques secondes par le poison dont mon aiguilles est enduite.
-" Je vous en supplie, je ne recommencerai pas, laissez moi partir !"
Honteux.
Je me penche sur lui et, tout en lui enfonçant mon arme dans le torse, lui dit "Je suis Ahro. Je protège la caravane."