« Une malheureuse rencontre » : différence entre les versions

De Les Pèlerins de Torus
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Un long sourire carnassier se dessine sur son visage.  Kwick se dit que, finalement, il va faire un crochet par le nord pour pouvoir vendre son inventaire à un meilleur prix. Après tout, l’hiver n’arriverait pas avant plusieurs semaines. Il a encore tout le temps de faire des profits.
Un long sourire carnassier se dessine sur son visage.  Kwick se dit que, finalement, il va faire un crochet par le nord pour pouvoir vendre son inventaire à un meilleur prix. Après tout, l’hiver n’arriverait pas avant plusieurs semaines. Il a encore tout le temps de faire des profits.
[[Category:Récit]]

Version actuelle datée du 23 mars 2021 à 18:10

- « Tais-toi ! En voilà un. »

Ebole resserre la prise sur son arme, une épée courte. Il a faim, il a soif et surtout il en a marre d’attendre au bord de la route. Il aimerait plutôt attendre au soleil. Comme ça, même s’il aurait encore plus chaud, il profitera de ses rayons sur sa peau de Kizil. Mais c’est sous un buisson qu’il est caché avec son compagnon de rapines.

Ohr, lui, jubile. Après trois jours d’attente, un marchand passe finalement sur cette route. Et il voyage seul ! Une cible de choix, donc. Ohr commence à en avoir assez des plaintes du jeune Kizil et préférerait donner bras plutôt que de rester encore trois jours seul avec lui. L’inférieur gauche par contre, il ne faut pas exagérer !

Le marchand est assis sur son chariot. Le vituditus qui tire l’attelage avance tranquillement, d’un pas régulier. Il sait qu’il doit suivre la route et le marchand sait qu’il le sait. En conséquence, il semble dormir, protégé par un large chapeau de paille tressée. Parfait. Tout est tout simplement parfait.

Ohr attends que le chariot soit le plus près possible avant de se relever brusquement, son bouclier cabossé à son côté gauche, une lance gallahmienne à sa droite. Ebole se relève avec un moment de retard, d’un mouvement dicté par la précipitation plutôt que par l’expérience. En criant, les deux bandits se jettent sur le chariot… Qui n’a plus de conducteur.

Le bestiaux s’arrête, l’air placide. Il regarde d’un air désintéressé ses agresseurs.

- « Où est-ce que ce type est partis ? » demande Ebole.

- « Il a dû fuir sans doute. En abandonnant sa cargaison. Dommage. »

Ebole s’approche du chariot. Parmi les différents sacs, certains vides, d’autres remplis, se trouve un coffre. Il tend la main et l’ouvre…

- « Aaaaarrgh ! »

Le hurlement qu’il pousse alors fait même sursauter le vituditus. Lorsque le couvercle du coffre s’est ouvert, une pince de métal s’est refermée sur sa main, le piégeant et tranchant dans la chair de son bras. Son sang verdâtre s’écoule et tombe sur les sacs en un fin filet.

- « Bordel, Ohr, tire-moi de là ! »

Pas de réponses. Sans bouger son bras, Ebole tourne la tête pour chercher son compagnon. Il est bien là, allongé au sol, le marchand sur le dos, une dague sous la gorge.

- « Bonjour jeune homme » dit le marchand Telepok. « Je me présente : je suis Kwick, marchand itinérant. Et je vais vous faire une offre que vous allez avoir du mal à refuser »

Un long sourire carnassier se dessine sur son visage. Kwick se dit que, finalement, il va faire un crochet par le nord pour pouvoir vendre son inventaire à un meilleur prix. Après tout, l’hiver n’arriverait pas avant plusieurs semaines. Il a encore tout le temps de faire des profits.